Vainqueur de la Clasica San Sebastian samedi, l'Espagnol Alejandro Valverde s'est un peu plus affirmé comme l'un des favoris des Jeux de Pékin. Sur un parcours qui devrait lui convenir, le Murcian pourra compter samedi prochain sur une équipe de choc pour viser l'or olympique.
Pas de doute, l'été est espagnol. Entre Rafael Nadal n°1 mondial, les footballeurs champions d'Europe et Carlos Sastre, vainqueur du dernier Tour, les olé olé ont rythmé les deux derniers mois. On risque de les entendre pendant quelques jours encore, et jusqu'en Chine cette fois, tant l'armada ibérique est impressionnante pour l'épreuve en ligne: Carlos Sastre, Alberto Contador, Oscar Freire et Samuel Sanchez, soit deux vainqueurs de la Grande Boucle et un triple champion du monde au départ. Mais il y a aussi, et surtout, Alejandro Valverde.
Vainqueur de la Clasica San Sebastian samedi, le Murcian est en forme. L'épreuve basque, véritable répétition générale pour les Jeux, est venue s'ajouter à une saison déjà riche de victoires parmi lesquelles Liège-Bastogne-Liège, le Dauphiné-Libéré, le championnat d'Espagne ou encore une étape du Tour. De plus, le parcours pékinois devrait lui convenir. "Les premiers 60 km sont plats. Ensuite, il y a douze côtes et douze descentes et le kilomètre final est en montée, explique Paco Antequera, le sélectionneur espagnol. C'est idéal pour Valverde qui se défend très bien sur ce genre de parcours sélectifs".
"Humidité, pollution, chaleur..."
Le coureur est du même avis que son entraîneur. "C'est un parcours qui s'adapte très bien à mes caractéristiques. Le circuit est très dur mais je pense qu'en sortant du Tour de France je ne risque pas de manquer de fond et le profil devrait très bien me convenir". Alejandro Valverde devrait donc logiquement - mais pas officiellement - être le leader de l'équipe espagnole car Sastre sort à peine du Tour, Contador manque de fond et le final ne convient pas spécialement à Sanchez, ni à Freire. Malgré tout Paco Antequera pourra compter sur eux comme leurres avant de lancer le Murcian dans le final.
Sans oublier la motivation d'Alejandro Valverde qui a fait des Jeux l'un de ses objectifs de la saison. "C'est clair que cela représente beaucoup de choses. C'est une fierté de faire partie des coureurs choisis pour représenter l'Espagne. Je ferai de mon mieux pour défendre les couleurs de mon pays et remporter une médaille. J'ai énormément d'espoirs", ajoute celui qui sait que lors d'une course d'un jour, tout peut arriver. Surtout vu les conditions climatiques à Pékin. "L'humidité, la pollution et la chaleur pourraient fortement influencer le déroulement de la course, explique-t-il. Je crois que nous assisterons à des Jeux très durs".
Niveau adversaires, Alejandro Valverde a également ciblé deux trois coureurs très dangereux. "Personnellement, je crains surtout Stefan Schumacher si l'on considère l'état de forme qui a été le sien pendant le Tour. Il faudra également compter avec Paolo Bettini, champion olympique sortant. Et il y aura certainement beaucoup d'autres coureurs bien préparés dans cette optique". Entre les Italiens et les surprises habituelles dans ce genre d'épreuve, l'Espagnol aura fort faire. Sans oublier, selon lui, son propre camp. "Je crois que nous pouvons tous les cinq aspirer à une médaille". Un avantage? Pas si sû